Félins

Par beebee | lundi 20 février 2012
Tags: félins , Disney , lion , guépard , Kenya , Afrique , réserve



Félins est un film documentaire de Disney Nature tourné en Afrique dans la réserve du Masaï-Mara au Kenya. Il met en scène deux clans de lions : celui au sud du fleuve mené par Fang, un vieux lion au croc cassé, et celui du nord mené par Kali et ses fils qui veulent s'approprier le territoire du sud. Parallèlement aux lions, on suit une famille guépard menée par Sita, une mère courageuse qui brave tous les dangers pour la survie de ses petits. On découvrira d'autres acteurs secondaires, mais le film se focalise essentiellement sur les lions et les guépards.

Dès les premières secondes, on est totalement subjugué par la beauté des images. Les petits lionceaux sont à croquer, les adultes sont majestueux, la course du guépard filmée au ralenti est une oeuvre d'art de la Nature. Mais plus que les images, on entre véritablement dans l'intimité de ces familles de félins et on en découvre leur beauté profonde. On comprend à travers eux ce que veut dire "l'intérêt du groupe".  Contrairement à l'homme, l'individualité n'existe pas,  tout est fait pour la survie de l'espèce, jusqu'au sacrifice d'un des membres. Vraiment très touchant.

Ce qui caractérise le plus les félins du film c'est le courage et la volonté. Il vont toujours de l'avant pour vivre. La nature même du lion transparait ici, et si l'homme en a fait le symbole de la volonté à travers les contes et légendes (voir le Magicien d'Oz, Narnia, Le Roi Lion, etc.) ce n'est pas pour rien. Que de noblesse et de puissance se dégagent de Kali et de ses fils : ils marchent inexorablement vers leur destin de conquête, on a l'impression de voir une séquence de Narnia avec Aslan, mais non, ce n'est pas de l'image de synthèse, c'est bien la réalité ! La dureté de la vie, cette réalité parfois violente mais nécessaire, contraste avec des moments de  calme et de sagesse incarnée par Layla qui élève la jeune Mara. Les liens sont très forts entre les félins, et on ne peut qu'être ému par cette pureté qui se dégage d'eux. Il n'y a pas de bons ni de mauvais, il y a juste le fait qu'ils font partie d'un tout (c'est en cela que le film est intelligent car il ne crée pas des personnages stéréotypés de dessin animé).

La voix off est assurée par Pascal Elbé pour la version française, contre Samuel L. Jackson pour la version américaine. C'est vrai que l'on perd un peu au change, il aurait peut-être été mieux de trouver un autre acteur, mais le résultat est tout de même satisfaisant. Pour répondre aux critiques qui dénoncent un "mièvre commentaire anthropomorphique", il faut dire qu'il était nécessaire de "personnaliser" ces familles pour rendre le film accessible au plus grand public (notamment aux plus jeunes), et tout simplement pour rendre le film et les destinées compréhensibles. Le texte est très bien pensé et pas du tout lourd.
Bref, un film a voir et  à revoir, aussi bien pour les enfants qui seront subjugués par la puissance et la rapidité des animaux que pour les adultes qui pourront y trouver et comprendre toute la beauté et les leçons de la Nature.

Note Beecolor : 8/10

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Kung Fu Panda 2

Par beebee | dimanche 05 février 2012
Tags: 3d , chine , dreamworks , grue , kung fu , mante , panda , serpent , singe , tigre



Kung Fu Panda revient en force avec nos héros préférés : Po le panda maladroit, Tigresse et son poing d’acier, Singe, Vipère, Grue et Mante sans oublier leur maître Shifu. A la fin du premier épisode Po est devenu le Guerrier Dragon, l’élu qui protège la Vallée de la Paix. Il devra faire face à un nouvel ennemi: le Seigneur Shen, un paon vraiment très très méchant qui dispose d’une arme secrète: des feux d’artifices destinés à s’emparer de toute la Chine.

Dans Kung Fu Panda 2, Po devra puiser sa force dans son passé, découvrir qui il est vraiment. En effet, quand on sait que son père est une oie, on peut se demander si c’est le père légitime ! Po, aidé de son maître et d’une chèvre va trouver la Paix intérieure et révéler son kung-fu !

Ce film d’animation en images de synthèse et en 3D est un bijou tant sur le plan artistique que technique. On a le droit a des reconstitutions de la Chine a tomber par terre, des campagnes plus vraies que nature. L’animation est parfaite et les expressions des personnages en harmonie avec leurs caractères.

Kung Fu Panda 2 est un film qui s’adresse à tous, mais pas pour les enfants trop jeunes car il y a beaucoup de choses, et si les combats les amuseront, il faut au moins avoir 6 ans pour ne pas s’ennuyer. Les adultes évidemment trouveront aussi leur compte car le film est loin d’être simpliste, même s’il est abordé de façon légère pour pouvoir parler au plus grand nombre. Po est très touchant, voir émouvant, car il est naïf au coeur pur. Ses réactions souvent enfantines nous font oublier qu’il est en réalité un grand guerrier et un grand personnage sachant se surpasser pour un idéal. Parallèlement à l’évolution de Po, on pourra aussi suivre l’évolution de son maître Shifu qui se révèle également grâce à lui. Le film est bourré de petits messages subtiles et profonds sur les relations, l’apprentissage, la quête de l’être, etc.

A noter également une bande son excellente, mais sans réels thèmes, dommage car l’orchestration est très réussie (John Powell et Hanz Zimmer). On dira que c’est un habillage musicale de grande qualité plutôt qu’une musique réussie, petite nuance…

Pour conclure, Kung Fu Panda 2 est un film génial aux moyens colossaux à voir absolument ! Drôle, pur, émouvant, dynamique, didactique, presque sans fausses notes, c’est l’exemple même du blockbuster américain qui allie intelligence et professionnalisme, qualités trop rares chez nous en France dans les films d’animation…

Note Beecolor : 8/10



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Rio

Par beebee | samedi 04 février 2012
Tags: 3d , animation , ara , carnaval , perroquet , rio



Rio
est un film d’animation 3D réalisé par les studios Blue Sky qui avaient déjà créé les films L’Age de Glace, Horton et Robots. C’est un des meilleurs studios d’animation par ordinateur après Pixar, Dreamworks et Sony Picture. Mais aujourd’hui, on peut dire que ce studio a presque rejoint ses ainés vu le niveau de l’animation, la qualité des décors et des personnages qu’on a envie de serrer dans ses bras tellement ils paraissent réels.

L’histoire se passe à Rio de Janeiro au Brésil et les héros du film sont des oiseaux. Blu est un perroquet bleu érudit, d’une espèce très rare (plus précisément un ara), capturé petit et perdu lors de son transport, il est recueilli et grandit dans une maison bien douillette. Un jour, le propriétaire de Blu retrouve sa trace et convainc celle qui l’a recueilli de partir à Rio car Blu est le dernier de son espèce et s’il ne rencontre pas la dernière de son espèce c’est son espèce qui va mourir ! Il va vivre un tas d’aventures, rencontrer des trafiquants d’oiseaux, des méchants singes, mai aussi se faire plein d’amis oiseaux et même… un ami bulldog bien baveux !  L’aventure ne sera pas de tout repos car élevé en captivité il ne sait pas voler et il aura bien du mal à retrouver son environnement naturel.

Le film est éclatant de couleurs et le nombre de décors différents est impressionnant. Un gros travail de reconstitution de Rio a été fait, la ville est très fidèle, avec ses plages, sa statue du Christ rédempteur et bien sûr son carnaval. Le niveau de détail des oiseaux est très poussé avec une gestion du duvet et des plumes parfaites. Quant à leurs designs, ils sont vraiment très réussis et les oiseaux sont très expressifs et tout simplement très beaux. Même le méchant perroquet blanc au look sale et dégarni est une pure réussite ! On peut dire que Rio est le premier long métrage avec des oiseaux vraiment convainquant. Certes on avait déjà eu les oiseaux de For the birds et les cigognes de Partly Cloudy (2 courts métrages Pixar), le pélican de Nemo ou Kevin, l’oiseau de Là-Haut (Up), mais dans un long métrage entier on avait vu que les pigeons et rapaces de Vaillant (Vanguard Animation), film sympathique mais qui ne vole pas dans la même cour.

Le gros mérite du film est qu’il s’adresse à un public délibérément jeune (à partir de 7 ans), c’est à dire plus jeune que la plupart des Pixar, mais qu’il remplit très bien sa tâche auprès des adultes. Le film est plus mature qu’il n’y parait pour ceux qui le verront. Le premier atout est qu’on se sent bien ! On a envie de voler avec nos héros – mais pas autant qu’avec les dragons de Dragons le chef-d’oeuvre des studios Dreamworks-, on ressent le vent dans leurs plumes, tout est très beau, ensoleillé, très pur, ca fait vraiment du bien ! Pour ceux qui aiment les chansons/comédies musicales ils seront un peu déçus car le film avait été vendu comme très chantant, finalement on aura le droit a une superbe séquence d’intro, et 3 ou 4 interventions musicales très bien chorégraphiées (la musique étant aussi bien présente lors du carnaval), mais Rio n’est pas une comédie musicale, c’est un film avec des intermèdes musicaux. C’est ce qui peut déranger : on peut vouloir plus de musique ou pas du tout, le film ne se positionne pas clairement dans son parti pris musical.

Rio est un film frais qui va plaire à toute la famille à coup sûr, et les messages qui s’y glissent sont judicieux et pas amenés de façon trop lourde. Par exemple : trouver sa vraie personne, être prêt à voler de ses propres ailes, la  connaissance seule ne sert à rien si l’élan du coeur n’est pas présent ; c’est une petite quête initiatique qui est agréable, et par moment même touchante. D’autres références un peu plus subtiles sont également parsemées et destinées à un public à l’écoute : le parallèle entre les oiseaux et les anges. Les oiseaux sont souvent considérés comme le lien entre la Terre et les Cieux. L’aspect divin est donc bien présent même si bien caché (ce sont les femmes qui tiennent ce rôle, elles révèlent les hommes).

Pour finir Rio est un film d’animation de très bonne facture (certes pas de la trempe et de l’impact d’un Ratatouille ou autres Pixar). Il est difficile de le comparer aux films l’Age de Glace (Ice Age) car ce n’est pas le même but recherché : ici pas d’humour loufoque mais une bonne dose de fraîcheur qui en séduira plus d’un. Pas dans la catégorie « chef-d’oeuvre » mais à voir absolument rien que pour sa qualité graphique.

Note Beecolor : 7/10

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